Le Baril à Souk
Estaminet

Création 2017/2019

Intention scénographique et technique

Sur cette création la compagnie a l’intention de réduire son coût de production et d’exploitation. Pour y aboutir la solution qui nous est apparu évidente est une sorte de décroissance active. Comme de nombreuses structures culturelles du spectacle vivant nous avons stocké nos anciens décors au fil des années et créations. Nous allons en réutiliser un maximum en les détournants, en les re-conditionnants, en les adaptant aux besoins de cette création.

Souhaitant que l’accueil de la compagnie puisse ce faire dans un maximum de lieux, nous allons réduire au maximum nos besoins électriques afin de ne pas dépasser un demande de 32A en triphasé, facilement accessible dans toutes les communes et villes de France. Il s’agit de l’objectif maximum, notre envie est de faire avec beaucoup moins en recourant notamment aux sources d’éclairages domestiques plus qu’aux éclairages traditionnels du spectacle vivant souvent énergivore.

Nous avons aussi choisit de réduire la taille du chapiteau de la compagnie en passant d’un 20x22m à un 13x17m, nécessitant moins de personnel pour le monter, un chauffage moins « gourmand » en carburant l’hiver, un poids-lourd plus petit avec une consommation plus raisonnable que notre précédent et permettant un accès à un plus grand nombre de lieux.

Intention artistique

Cela fait deux créations que la compagnie sort de l’habituelle relation Artiste/Public; en effet sur le spectacle « Léon d’Ertal » (sortie 2013) et sur « Plein Gaz » (sortie 2016), le public n’est pas seulement pris en compte comme dans toutes créations du spectacle vivant mais il est invité à être acteur de son spectacle, dans le premier en l’écrivant avant qu’il n’ai lieu et dans le second en participant activement à deux des numéros.

C’est cette volonté d’inclure le spectateur dans le spectacle afin qu’il se l’approprie qui amène la compagnie à vouloir aboutir ce principe en l’immergeant complètement dans un univers qu’il puisse faire vivre. Quel meilleur endroit qu’un estaminet, bistrot désuet et surchargé d’un autre temps ou la vie et les relations entre clients allaient bon train pour faire cela?

C’est dans ce cadre que la compagnie va proposer d’aller au-delà d’un spectacle pour aboutir à une soirée.

Celle-ci sera menée en deux temps :

  • un premier permettra  d’assister à la vie de l’estaminet, avec ces conflits, coup de gueule et d’amour entre ces protagonistes : les serveurs. Le public sera amené à participer en tant que client réel, en pouvant passer commande d’une boisson, d’une crêpe ou barbe-à-papa, mais aussi par de la danse, du chant et autres numéros collaboratifs
  • dans un second temps, il sera invité à rester le temps qu’il lui convient et de jouer aux jeux en bois et anciens proposé par le Baril à Souk (assiette picarde, passe-trappe,billard hollandais…), pour re-découvrir les plaisirs et richesses d’être ensemble, en famille, entre amis, entre inconnus….

Le tout dans un chapiteau de taille modeste, que nous voulons d’un intérieur chaleureux pour qu’il soit un réel outil de lieu de vie, d’échange, de spectacle et de rencontre; pouvant s’inscrire dans la vie locale avec les habitants : « Etre chez l’autre tout en l’invitant chez soi »

Nous souhaitons par ce biais et notre métier participer activement à ce que l’on défini comme la cohésion sociale.

L'équipe du Baril à Souk

  • 4 artistes sur piste et pourtant il n’y en a pas.

Cédric Faucher, Mariotte Parot, Grégory Dias, Cécile Millon

  • 1 musicien créateur d’engins sonores.

Emmanuel Cheau

  • 2 techniciens à vue

Eric Andrieux, Zuzana Svitkova

  • 1 scénographe, graphiste, bidouilleuse en tout genre.

Elodie Ant

  • 1 documentariste du journal de bord de la création

Florent Thévenin

  • 1 administratrice de production

Catherine Intilla